Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 10
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essène, studio créative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre X
Le secret de la foi véritable
Jésus a dit, pour peu de temps, la lumière est parmi vous. Marchez, tant que vous avez la lumière de peur que les ténèbres ne vous saisissent.
Car celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va. Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière afin de devenir des enfants de la lumière.
C'est une des plus belles paroles qui ait été prononcée sur la terre dans la bouche d'un homme.
C'est la parole d'un homme Dieu qui demande à ses enfants d'accomplir l'acte le plus essentiel qui soit, naître à la lumière, naître à soi-même.
De nombreuses paroles prononcées par le maître Jésus sont des paroles de Dieu. Elles sont parfaites. Elles sont au-delà de l'intelligence humaine.
L'histoire de l'humanité a été parsemée de telles paroles. C'était l'enseignement des mystères de Dieu et de la nature.
Les temples qui se sont dressés sur toute la terre faisaient partie de cette parole sacrée.
Dans les plus grands sanctuaires initiatiques du passé, toute la vie tournait autour du feu et de la lumière.
Ils étaient célébrés et honorés par un grand nombre de prêtres dont le seul but était de parvenir à allumer le feu à l'intérieur de le feu de l'amour, de l'intelligence, de la présence de Dieu.
Lorsque la flamme s'élevait, alors la lumière jaillissait, et c'est elle qui éclairait le monde dans l'harmonie, la paix, la prospérité.
Pendant des siècles et des siècles, des sages, des hiérophantes, des rois ont connu le secret du feu et de la lumière.
L'histoire de l'humanité est indissociable de celle du feu et de son étrange pouvoir.
Entre le feu et l'homme, c'est une histoire d'amour, mais cela peut devenir l'enfer le plus noir.
Avec le feu, l'homme peut révéler toute la beauté des mondes, mais il peut aussi plonger ces mêmes mondes dans le chaos et la destruction.
La lumière peut devenir l'intelligence noire et satanique en se mettant au service des ténèbres.
C'est pourquoi Jésus met en garde car le danger est bien réel.
La lumière est le joyau du feu, le trésor de la vie, le but de l'existence et l'homme doit en être conscient pour la faire grandir et s'unir à elle.
La lumière est un choix et un contre-pouvoir.
Dans la Genèse, Moïse place la lumière comme le premier-né de Dieu, son Fils unique.
Tout n'est que chaos et désolation jusqu'au moment où Dieu dit « que la lumière soit ».
C'est le Verbe de lumière qui organise la vie.
Saint Jean reprend la même idée car il place le Verbe de lumière à l'origine de tout commencement.
De plus, ce Verbe est uni à Dieu.
Le commencement est permanent, c'est l'éternel présent, ce qui fait que dans la conscience du Verbe, l'union en Dieu est elle aussi permanente.
C'est par ce Verbe et cette lumière intérieure que l'homme peut s'unir à Dieu et devenir un enfant de Dieu.
Si l'homme perd cette union, c'est la parole ténébreuse qui s'empare de lui pour en faire un serviteur du mensonge, de la séparativité et de la mort.
Ainsi le Verbe être, le « je » est la lumière qui éclaire le monde de l'intérieur et de l'extérieur.
Ce « je » est un avec Dieu.
Il est la lumière du commencement perpétuel, du présent qui organise le monde et le conduit.
Jésus, étant uni à cette lumière dans l'omniprésence divine, est délivré du monde, il éclaire le monde en révélant sa véritable nature.
Le « je » divin se reconnaît dans l'homme éveillé par la lumière de l'initiation et de la conscience.
Ainsi naît la connaissance de soi dans l'être véritable de Dieu.
Sans cette lumière de la conscience supérieure, l'homme ne pourrait pas se connaître.
C'est la lumière qui apporte la vision et cela dans tous les mondes.
Si l'homme ne perçoit le monde qu'avec l'aide de la lumière extérieure, sans même voir la lumière qu'il éclaire,
il ne s'arrêtera qu'aux formes et il se perdra dans le mensonge d'une fausse identification, un moi illusoire.
Si, en chaque chose qu'il voit, l'homme reconnaît l'origine de la lumière,
alors il pourra de plus en plus trouver la lumière qui lui permet de voir ce qui est caché en lui et aussi derrière les apparences.
Car de même qu'il existe une lumière qui permet de voir le corps, il en existe une autre qui révèle le moi
et qui permet de découvrir la véritable nature des pensées, des sentiments, des désirs et des actes.
Lorsque cette lumière intérieure n'est pas allumée au cœur de la conscience,
ce sont les ténèbres qui envahissent le royaume de l'homme et qui répandent leurs semences d'ignorance, d'avidité, de peur, d'envie inconsciente.
Le mal est l'absence de la lumière qui organise le monde.
C'est pourquoi il engendre toujours le désordre, la décomposition.
Le mal, engendrant le chaos, est essentiellement limité dans le temps et l'espace.
La puissance du présent éternel lui est à jamais fermée.
Jésus dit « pour peu de temps » car c'est dans le présent que la lumière du « je » divin est toute puissante et créatrice.
C'est là, dans ce présent éternel, qu'il faut s'unir à elle, à lui.
La lumière entre dans les ténèbres, par la porte du présent, et cela engendre le temps et aussi l'espace.
C'est le jeu de l'ombre et de la lumière qui permet de calculer le temps qui passe et qui travaille pour la lumière ou les ténèbres, suivant l'impulsion qu'on lui a donnée.
La lumière, dans son essence divine, est illimitée.
Car elle vit et se manifeste partout dans le cosmos comme la loi divine.
Les hommes soumis à l'intelligence sombre sont tombés tellement bas dans l'identification à la forme et au corps
qu'ils en arrivent à penser qu'eux seuls possèdent l'intelligence, la conscience.
C'est une vision limitée.
L'intelligence est partout et c'est elle qui organise tout.
Jésus parle de la lumière qui éclaire l'extérieur, mais aussi de l'autre lumière qui illumine l'intérieur
et permet de s'unir avec la conscience supérieure, le présent éternel.
Il conseille de s'unir à la lumière, de se concentrer sur elle, de l'éveiller en soi.
Il parle des trois états de la lumière.
D'un côté, elle attire. De l'autre, elle rayonne.
Et au milieu, elle est fixité, harmonie, équilibre.
Cette lumière est semblable à l'aimant cosmique.
Avoir la lumière, c'est le côté de l'attraction.
Croire en la lumière, c'est le rayonnement.
Devenir, c'est la lumière harmonisée.
Avoir correspond à la forme et donc au corps physique.
Le corps est une union, une harmonisation entre les ténèbres et la lumière.
Le but du corps, c'est de devenir pure lumière, afin qu'en lui les ténèbres soient transmutées.
Les ténèbres représentent le chaos à l'état pur, la vie désorganisée.
Le corps organise les ténèbres par la lumière qui est en lui.
Il veut conduire les ténèbres vers une transformation de lumière.
Ainsi, le corps est un miracle, une victoire de la lumière, un instrument sacré.
Croire en la lumière, c'est la percevoir à travers le corps, c'est l'éveiller et la faire triompher.
La lumière dans le corps est active et créatrice.
Elle circule d'un corps à un autre au moyen des formes, des couleurs, des sons, des ondes, des vibrations.
Une simple pensée peut être porteuse de lumière ou de ténèbres.
En entrant dans un corps, elle conduit celui-ci vers ce qu'elle est.
Plus le corps devient un instrument des ténèbres, plus il va vers la mort.
Plus il s'emplit de lumière, plus il connaît la vie.
À un haut niveau de réalisation, la vie devient un état de conscience supérieur
qui se crée un corps subtil au sein du corps physique.
Ce nouveau corps ne peut être touché par la mort et par les ténèbres.
C'est le corps du Christ, le corps de Dieu.
Dans son essence, la lumière est océan, elle est universelle.
En entrant dans un corps, elle se particularise, elle devient individuelle,
se charge de la pensée, des sentiments, de la vie du corps.
Ainsi se crée le moi qui habite le corps et se tisse sa destinée.
C'est une question de communion, d'échange conscient avec la lumière ou avec les ténèbres.
C'est cela qui détermine la vie.
Celui qui ne connaît pas les secrets de cette lumière ne peut que subir la vie et devenir passif.
Alors ce sont les ténèbres et la fatalité qui s'emparent de sa vie.
Celui qui connaît les secrets de la lumière, qui croit en elle,
éveille sa volonté, son intelligence et apprend à devenir créateur dans la lumière.
Celui-là prend sa vie en main.
Il s'élève vers les plus hautes idées et il les réalise dans sa vie à travers son moi et son corps.
Alors la lumière s'équilibre en lui et il devient un enfant de la lumière, un thérapeute, un fils de Dieu.
Un enfant de la lumière est un homme qui, ayant établi l'équilibre en lui,
équilibre naturellement tout ce qui est autour de lui.
Un ténébreux fait le contraire.
Il produit un grand déséquilibre autour de lui en harmonie avec sa vie intérieure.
Plus il introduit le trouble, le vertige, la destruction en lui,
plus il aura de pouvoir et de force dans le monde extérieur.
Jésus est venu pour les enfants de la lumière, pour ceux qui aspirent à trouver la plénitude,
le bien-être et le bonheur à l'intérieur d'eux.
C'est un chemin intérieur, individuel et collectif, universel.
Le message est simple.
Il faut être conscient de ce que l'on a, de son trésor.
Le corps et le moi qui l'habite sont un trésor.
Il faut en prendre soin et plus encore il faut les voir pour ce qu'ils sont.
Des instruments de la lumière.
Ils sont la lumière manifestée, devenue palpable.
Croire en cela, c'est éveiller la véritable foi,
celle qui se repose sur ce qui y est, sur ce que l'on a.
En développant cela, on peut devenir véritablement ce que l'on est, la lumière.
Alors les ténèbres n'ont plus aucune prise sur l'homme et sur ses corps subtils.
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