Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 17 - 18 - 19
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essène, studio créative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 17
L'Église de Saint Jean
Alors qu'il était petit, et même jusque dans un âge avancé, le maître Jésus a vécu une vie ponctuée par une stricte discipline.
Finalement, il n'a pas particulièrement aimé cette rigueur imposée, et lorsque l'âge lui a permis, il a décidé que ce ne serait pas sa vie.
Il a dit qu'il serait un messager, mais sans jamais forcer quelqu'un à suivre une doctrine, ou un enseignement, une discipline.
Pour lui, la lumière devait éclairer l'homme dans sa façon d'être, dans les relations qu'il entretenait avec les autres, et surtout dans le non-désir de pouvoir et de domination sur l'autre.
Tout homme devrait avoir le droit d'exister même s'il était différent.
Lui-même, en tant qu'Essénien, avait parfois souffert du regard des autres, du mépris, de la haine qui naît du refus de l'autre, d'être dans la secte.
Il était contre le fait d'inculquer une philosophie, un enseignement, une pratique à un homme.
Cela ne l'empêchait pas de parler de pratiques ésotériques, magiques, dans laquelle il avait été initié, tels que le culte du feu et de la lumière, mais c'était très rare qu'il fasse lui-même de telles cérémonies.
C'étaient les mages qu'il avait élevés qui pratiquaient ces cérémonies, et qui étaient axés sur la magie divine.
La Vierge Marie était une grande thérapeute.
Et c'était surtout le Maître Saint Jean qui enseignait les techniques d'initiation, qui mettait en œuvre les exercices et qui pratiquait la magie divine au sein de ce qu'il appelait la communauté intérieure.
Le Maître Jésus n'enseignait pas de techniques pour faire naître la lumière et le feu intérieur, mais il faisait passer son enseignement par la douceur de sa parole et par le vécu qu'il avait grâce à l'union intime avec son Père.
Ainsi, cela faisait naître en l'homme la nourriture et le réconfort dont il avait besoin dans la vie.
Cela pouvait aussi lui donner un nouvel objectif ou simplement lui transmettre plus de force pour vivre dans le quotidien d'une autre façon.
Le Maître était réellement un révolutionnaire en tout, il se considérait comme un homme libre et aimant.
Pour lui, aucune créature du monde ne lui était étrangère et tout était digne de son attention, de son amour et de son respect.
Pour lui, une croyance était une créature à part entière.
Les églises qui sont apparues dans le monde par la suite n'ont pas réellement transmis l'enseignement du Maître car il était essentiellement individuel et devait être vécu dans l'individualité unie personnellement avec la lumière du Père.
L'union de Jésus avec le Père était intérieure et personnelle et il disait qu'il devait en être de même pour tous les hommes.
De toutes les églises qui sont restées les plus fidèles à l'enseignement du Maître, ce sont celles qui se sont réclamées du Maître Saint Jean qui sont restées les plus pures et authentiques car elles ont mis l'accent sur l'initiation individuelle et la préparation à une telle initiation.
De plus, elles ont gardé l'enseignement ésotérique qui était propre aux Esséniens et qui a servi de fondement à l'initiation du Maître Jésus.
Chapitre 18
Le passage de la mort
Un jour que le Maître était en Inde et qu'il se promenait sur les bords du Gange, il rencontra une famille qui était en train de brûler leur mère décédée.
Le fils de cette mère était attristé et, voyant le Maître, il se tourna vers lui et lui dit,
« Saint homme, je sais par la lumière qui sort de toi que tu es une divinité et que tu as un pouvoir, alors pourquoi ne nous aides-tu pas en empêchant la mort de frapper les hommes ? »
Le Maître le regarda et lui répondit que la mort terrestre n'était que le reflet et le symbole de la mort intérieure de l'homme lorsqu'il a perdu la lumière intérieure de son âme unie au Père.
L'homme lui dit que toute sa vie sa mère avait prié et qu'il ne voyait pas tellement l'aboutissement de sa ferveur.
Elle avait été active toute sa vie dans la prière et finalement il avait l'impression qu'il ne restait plus rien, même s'il était profondément croyant.
C'est alors que le Maître Jésus a dit que celui qui alimente le feu et la lumière en lui d'une façon active et vivante, alors non seulement son passage sera glorieux,
mais en plus sa famille se réjouira car elle partagera avec cette parente une union avec Dieu.
En plus, ce passage est vivant pour la famille parce qu'elle a accès au monde de la mort pendant le temps où cette femme part.
C'est à ce moment qu'il a prononcé la parole du Père « Qui s'approche de moi s'approche du feu, qui s'éloigne de moi s'éloigne du royaume ».
Il voulait expliquer à ce fils que sa mère avait eu une vie mystique extérieure, qui n'avait pas été vivante, qui n'avait pas touché le noyau de l'être.
Beaucoup d'hommes sur la terre vivent de cette façon, c'est pourquoi le passage de l'autre côté n'est rien d'autre qu'une fin pour eux car ils ne voient pas de leur vivant qu'en réalité.
La mort est une nouvelle union avec un nouveau monde, des retrouvailles avec une famille, une fête.
Il ne faut pas se contenter de croire, mais il faut vivre de son vivant la réalité du feu et de la lumière qui sont au-delà de la vie et de la mort.
Le fils a été touché par les paroles que le Maître a prononcées devant le corps de sa mère qui se consumait dans les flammes.
Sa vie a été consacrée à éveiller le feu en lui et il est devenu un grand yogi.
Chapitre 19 L'histoire de la sagesse
Durant sa quinzième année, le Maître Jésus suivait une formation auprès de certains prêtres professeurs dans le cadre de l'enseignement essénien.
Alors qu'il attendait le prêtre à l'extérieur de la maison, il parlait avec un de ses amis, un co-étudiant.
Ce jour-là, la conversation tournait autour de la joie de jouer, d'être insouciant, innocent, de la spontanéité dans l'instant présent,
de pouvoir être entier dans chaque chose qui arrive, d'être en éveil à chaque impulsion, d'être totalement disponible pour entrer dans le jeu spontanément.
Jésus aimait jouer, s'amuser et toute sa vie il gardera cette passion pour les jeux.
Il sera toujours très apprécié comme animateur de fêtes.
Il était très doué pour inventer de nouveaux jeux et il s'en servira même pour parler de son père.
Quoi que le Maître entreprenait, même un jeu, il y avait toujours un moment où la profondeur apparaissait et où chacun était touché.
Toute sa vie, le Maître demeurera un maître de la joie.
La discussion de ces deux jeunes hommes tournait autour d'une comparaison entre ce qu'ils pouvaient vivre durant leur moment d'étude et durant leur moment de jeu.
Leur étude, peut-être trop austère, leur pesait et ils avaient envie de se laisser aller un peu plus à jouer, à vivre.
Pour eux, la vraie vie se manifestait durant le jeu libre et insouciant.
Ils en étaient là lorsque leur professeur arriva et les fit entrer dans la pièce d'étude.
Là, ils écoutèrent l'enseignement dispensé.
Le Maître Jésus aimait écouter l'histoire du peuple essénien et il était très intrigué par toutes les anecdotes qui agrémentaient les textes sacrés.
Il était doué pour ses études et en son cœur vivait une foi ardente pour tout ce qu'il apprenait.
Pourtant, une chose n'allait pas et le préoccupait de plus en plus.
Il trouvait que tous ces textes, ces histoires étaient sans vie.
Il fallait toujours attendre pour vivre, pour connaître l'action dans le moment présent.
Tout cela commençait à lui peser.
Il voulait arrêter d'étudier la vie et la pensée des autres pour vivre sa propre histoire, sa propre vie.
Alors qu'il méditait le texte ancien suivant dans la Bibliothèque de l'Ordre,
« Celui qui parvient au sommet de la montagne de l'initiation aura la vie,
mais il possédera également tous les degrés de la vision et il pourra être présent en chaque circonstance. »
Un ange de lumière lui apparut pour l'enseigner.
En fait, le Maître Jésus recevait un enseignement de la part des grands sages esséniens,
mais aussi un enseignement intérieur qui venait directement des anges du Père.
Cet ange lui révéla que le texte qu'il méditait correspondait à toutes ses préoccupations du moment.
Il était la réponse à toutes ces questions et même à la discussion qu'il venait d'avoir avec son camarade.
Le Maître comprit que pour entrer dans le fleuve de la vie,
il lui fallait gravir la montagne de l'initiation et parvenir à son sommet.
L'ange de lumière lui dit qu'il était bénéfique de vouloir vivre dans le présent avec spontanéité,
mais qu'il fallait avant tout connaître quelle vie il fallait vivre.
Seule la vie divine et supérieure devait être vécue spontanément.
Il lui dit également qu'il ne fallait jamais se laisser gagner par la routine car elle représentait le côté mort.
La vie extérieure, mécanique, apporte la mort.
La vie intérieure devait être constamment éveillée, stimulée, unie à la source et rendue spontanée.
Ainsi, le Maître avait la foi dans les anciens textes et cela était positif car ils étaient les gardiens de l'ancienne tradition et de la sagesse des âges.
Mais cette foi et cet amour ne suffiraient pas pour connaître la vie divine.
Il fallait pouvoir rendre vivants ces textes, les ressusciter à l'image de ce qui pouvait se passer à travers les jeux d'enfants,
des choses spontanées où on lui demande d'être dans l'action.
Ces anciens textes et histoires du peuple de la lumière devaient eux aussi être mis en action pour vivre à nouveau à travers un être vivant.
Dans cet enseignement, le Maître Jésus comprit que les forces et impulsions qu'il sentait vivre en son âme étaient vraies et puissantes.
Il ne devait donc pas les refouler mais les suivre et les canaliser.
Il comprit avec force que le secret de la vie joyeuse et spontanée qu'il cherchait résidait dans la communion avec le Père.
Le Père était la source de la vie.
Il était la vie dans ce qu'elle a de plus sublime.
Cette communion avec la vie, on pouvait essayer de l'établir de divers moyens, mais le plus sûr de tous, c'était de suivre la vie en soi et en tout, de lui obéir spontanément.
Voilà les pensées qui vivaient dans le Maître à ce moment-là.
Si la vie te demande de faire une chose et que tu reconnais dans ta lumière d'intelligence que cette chose vient du Père de l'amour, alors fais-la.
Il ne faut pas attendre d'être prêt, d'être organisé, d'avoir les conditions, d'être en forme, mais il faut être en accord avec soi, c'est-à-dire avec le Père.
Parce que si tu commences à faire un pas dans cette vie divine, alors c'est la vie elle-même qui t'entraîne et ce n'est bientôt plus toi qui dois faire d'efforts.
La vie est un fleuve qui vient du Père et qui y retourne.
Elle est semblable au souffle de la respiration.
Elle émane de l'immensité, elle entre dans le particulier, elle l'anime, puis elle retourne à l'universel.
Le Maître goûtait ses pensées et cela impressionnait son âme, son être, sa volonté.
Ce dialogue avec un ange du Père, cet après-midi-là, dans la salle d'études essénienne, a été fondamental dans sa vie.
Il comprit que l'étude de l'aspect historique de la sagesse, même si elle était intellectuelle et extérieure, lui donnerait de solides bases dans la vie et l'aiderait plus tard sur son chemin et dans sa mission.
Il comprit que cette histoire de la sagesse dont les esséniens étaient les gardiens était un don du Père destiné à toute l'humanité.
Dans l'avenir du monde, elle aurait à jouer un rôle essentiel.
C'est pourquoi tous les fils de Dieu en incarnation ont tenté et tenteront toujours de ressusciter cette histoire de la sagesse éternelle qui est l'histoire de l'humanité et de son union avec le Père.
Jésus lui-même a pleinement réussi sa vie, il est entré dans cette histoire, il l'a vivifiée à nouveau et s'est uni à elle.