Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 27 - 28
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
Pour plus de contenu, vous pouvez visiter notre chaine youtube : @EcoleEssénienne
Un énorme merci à ceux et celles qui soutiennent le temps passé à la production de ce podcast, ici : https://fr.tipeee.com/arbbra
Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essene Studio creative, présente Jésus, la vie quotidienne d'un maître.
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 27 - La puissance du cœur aimant.
Le maître Jésus était chez un marchand de chaussures, assis sur une chaise, pendant que l'artisan lui faisait essayer un modèle.
Alors que le marchand lui touchait les pieds, celui-ci ressentit dans son âme quelque chose de doux, de reposant, de calme.
Presque instinctivement, il leva la tête et regarda le maître dans les yeux, cherchant à découvrir le mystère de la douceur qu'il percevait.
Un échange avec le maître se fit d'âme à âme à travers les yeux, et l'homme, terrassé par l'amour qu'il avait pressenti, s'effondra sur le sol en pleurant.
Il expliqua au maître que sa vie était difficile, qu'il était obligé de travailler très dur pour subvenir à l'avis des nombreux membres de sa famille, et pour pouvoir payer les impôts, les taxes et les dettes qu'il avait engendrés.
Il avait l'impression d'être devenu un esclave, d'être asservi et de passer sa vie à payer ses impôts.
Le maître le regarda dans les yeux avec douceur et amitié.
Il voulait lui apporter un réconfort, non pas avec des mots, mais en lui touchant le cœur et en éveillant l'essence divine dans son cœur.
C'était un processus de guérison et d'initiation dans la lumière du Père.
Cet homme plongea ses yeux dans ceux du maître et lui offrit tout son désespoir.
Le maître prononça alors une parole de Dieu.
« Toi qui peines sous un lourd fardeau, viens à moi et mets-toi à mon école parce que mon joug est léger et doux c'est mon autorité. »
Le maître lui expliqua de cœur à cœur que l'amour devait guider sa vie.
Il devait être dans tout ce qu'il fait comme la première manifestation, le premier-né du Père.
C'est l'amour qui devait sortir de lui pour envelopper et nourrir tous les membres de sa famille.
Alors il ressentirait en lui la légèreté et non la peur, le désespoir et la colère.
Il invita à contempler avec les yeux de son cœur toutes les merveilles que le Père a pu offrir à l'homme dans tous les aspects de la vie, que ce soit à travers la nature, le travail ou la famille.
Il lui confirma que s'il retournait vers l'amour du Père, toutes ses souffrances seraient consumées parce qu'en lui vivait l'amour simple du cœur et que le cœur est au-delà de toutes les explications.
Il est un organe spirituel qui trouve son accomplissement uniquement dans l'action d'aimer.
Si l'homme agit dans sa vie sous l'inspiration de cette énergie, alors toute sa vie est entièrement renouvelée, transformée, que ce soit dans la famille, la santé, le labeur ou la vie intérieure.
L'homme regarde le monde avec des yeux physiques et il le découvre d'après ce qu'il est physiquement, mais s'il regarde avec l'intelligence du cœur, alors ce ne sont plus ses propres conceptions de la vie qu'il perçoit.
Son cœur lui ouvre un nouvel univers, celui de la paix, de la douceur et du repos dans le Père.
Pour finir, le Maître l'invita à ouvrir son cœur à son Père et il lui affirma que tout le reste lui serait donné par surcroît.
« Viens à moi parce que mon joug est léger et douce est mon autorité. »
Cette parole a une résonance politique et elle va beaucoup plus loin que ce que le Maître a expliqué à ce marchand de chaussures qu'il voulait consoler et guérir en lui révélant la puissance du cœur.
Elle rejoint une autre parole.
« Donne à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
César est le tyran, le faux Dieu, celui qui asservit et qui détourne l'énergie du Père en faisant graver son image sur tout.
Ainsi, ce marchand portait sur lui, dans ses corps subtils, l'image de César et il vivait pour lui.
César n'est pas un homme, c'est un principe, un égrégore qui est nourri par tous les hommes qui lui appartiennent et qui le portent en eux.
Chaque petit tyran qui aspire à asservir la vie appelle et nourrit le grand tyran.
Cet égrégore s'incarne régulièrement à travers des hommes et il met en place son système destiné à réduire toute forme de vie à l'esclavage et à la domination.
C'est le gouvernement par la peur et par la puissance militaire.
Le Maître a voulu délivrer cet homme de cette empreinte éthérique en lui indiquant le cœur et aussi le Père comme étant le seul et unique Dieu.
Lorsqu'un homme trouve le Père dans son cœur, alors il peut échapper à l'impôt le plus terrifiant, celui de son esprit, de son âme, de sa vie.
Le joug du Père est léger, doux et empli d'espoir.
Chapitre 28 - L'éveil du vivant
Un jour, le Maître parlait de l'enseignement de son Père, de la lumière divine et de la vie du royaume des cieux à des centaines de personnes assises autour de lui.
Il leur parlait du monde et de la conscience supérieure.
Il essayait également de les réconforter en leur apportant de l'espoir car il percevait autour de lui de nombreuses personnes plongées dans la souffrance et la peine.
Il y avait de nombreux malades et des gens qui avaient des proches atteints de maladies incurables, de paralysie, de la lèpre ou de maladies liées à l'eau.
Ces gens étaient bien souvent désemparés et ils demandaient au Maître les solutions pour parvenir à supporter et à sortir de ces épreuves.
Le Maître leur enseigna que leur principal défaut était de regarder ces maladies comme une fatalité alors qu'elles ne sont que des visiteurs qui viennent voir l'homme pour connaître son niveau de résistance, son engagement, sa conviction intérieure.
Si l'homme se laisse submerger par le désespoir et gagner par le laissé-aller, c'est parce qu'il a laissé s'éteindre en lui la flamme de l'espoir de vivre dans la lumière de Dieu.
L'homme qui a perdu sa flamme considère les événements extérieurs qui lui arrivent comme une fatalité, une punition divine.
Le Maître leur enseigna que s'ils changeaient leur façon de voir le monde, ils trouveraient la paix, la guérison, même si elle n'est pas forcément physique et qu'ils gagneraient un sens sacré qui dépasserait leur seule vie physique.
Chaque chose qui arrive à l'homme a sa raison d'être et elle n'est jamais une fatalité aveugle.
Tout le monde dans la vie rencontre des épreuves, encore faut-il en comprendre le sens profond.
Si l'homme unit la raison divine à la raison humaine, il pourra sortir de tout le contexte malsain de la fatalité aveugle et découvrir la nouvelle vie, celle qui ne se contente pas de subir passivement, mais qui veut comprendre ce qui arrive et agir positivement.
Alors, le Maître Jésus a prononcé devant cette foule la parole de Dieu.
« Regardez vers Celui qui est vivant tant que vous vivez, de peur que vous ne mourriez et ne cherchiez à le voir sans y parvenir. »
C'était là une technique de guérison qui consiste à apprendre à diriger l'énergie en soi afin de dynamiser la vie.
La maladie appartient à la mort et se laisser submerger par elle, c'est être entraîné dans son royaume.
Sur la terre, l'homme est placé à la frontière entre les deux royaumes de la vie et de la mort.
Lorsqu'un homme vit passivement, il appelle sur lui la maladie.
Celle-ci est alors salutaire car elle veut lui rappeler le royaume de la vie.
Si l'homme délaisse cet avertissement, alors il sombre complètement.
C'est la tâche de l'homme de faire attention à la vie car s'il entre dans le royaume de la mort, il sera envahi par la peur, le découragement, la faiblesse, la passivité et il risque fort de passer à côté de la vie.
Ce royaume de la mort existe dans tous les domaines, du plus dense jusqu'au plus subtil.
C'est une attitude.
Il existe des pensées, des croyances, des états d'âme, des volontés qui appartiennent à la mort et il en est d'autres qui sont des envoyés du royaume de la vie.
Jésus connaissait toute une thérapeutique qui concernait les attitudes du mental, de l'âme, de la volonté.
Il est très difficile d'éveiller un homme qui toute sa vie s'est laissé envahir par le royaume de la mort.
Le monde de l'immortalité se trouve à l'intérieur et il se nourrit de la vie du Père qui se renouvelle en permanence.
Tourner son regard vers le vivant, c'est tourner sa conscience et sa sensibilité vers ce qui est invisible en soi, vers la source spirituelle, vers le caché, vers le Père.
Le royaume de la mort, c'est le corps et le domaine du visible.
Bien sûr, le corps n'est pas tout entier dans le royaume de la mort, mais il y a une partie en lui qui révèle l'invisible au lieu de l'immortalité.
La mort dont parle Jésus n'est pas la mort physique, mais bien la mort de la vie intérieure, de l'invisible en soi et de son union avec la source du Père.
Le vivant est là, au centre de l'être, comme un messager du Père.
C'est l'essentiel, c'est le secret de la guérison et de la vie juste et belle.
Nul ne peut éviter l'épreuve.
Mais c'est le vivant qui permet de tout surmonter et de comprendre le sens profond.
Le vivant est quelque chose de subtil, de délicat en soi.
Il est très facile de le perdre, de l'oublier, de passer à côté et de se laisser envahir.