Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 3
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essene Studio Creative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 3 La lumière trompeuse et le corps du Christ
Ce qui est véritablement troublant dans l'enseignement du maître Jésus,
c'est que lorsqu'il se trouvait en public, il parlait souvent en parabole.
C'est-à-dire qu'il cachait sa pensée au lieu de l'exprimer clairement.
En fait, il ne cherchait pas l'adhésion immédiate,
il ne cherchait pas à ce que les hommes comprennent sans faire d'effort.
Il voulait qu'ils réfléchissent par eux-mêmes,
qu'ils développent le discernement et qu'ils s'éveillent de l'intérieur.
Il n'imposait pas son point de vue, son intelligence.
Il faisait plutôt appel à l'intelligence universelle cachée au cœur de tout.
Il disait, la vérité vous conduira, elle vous révélera tout ce qui est caché,
elle vous affranchira du mauvais.
Le mauvais représente le contraire de la vérité,
le mensonge, la lumière trompeuse qui justifie les ténèbres au lieu de les révéler.
Ainsi, le corps peut être entouré d'une lumière qui cache et justifie le néant du corps
et qui occulte l'âme et l'esprit divins.
Alors le corps, l'ombre, abdique l'âme et l'esprit, la lumière authentique.
C'était là un enseignement fondamental pour le maître
qui expliquait à ses proches disciples que l'homme est sans cesse en création
dans une lumière qui est tout autour de lui.
Tout ce que fait l'homme s'enregistre dans cette lumière qui est le reflet de son âme.
C'est cette lumière qui construit son corps et tous ses corps.
L'homme coupé de la conscience supérieure n'engendre dans cette lumière que la poussière, que le charbon.
Je tiens à préciser que c'était déjà vrai à l'époque du maître Jésus et que cela s'est aggravé depuis.
L'homme place devant lui une lumière et il se regarde dedans.
Il croit construire un corps de lumière alors qu'il n'élabore qu'un corps de poussière qui retournera à la poussière.
C'est le mystère de la lumière trompeuse qui cache l'obscurité
et qui habille le néant avec des vêtements de noces.
L'homme pense qu'il est en accord avec la vie,
mais en réalité c'est cette lumière trompeuse tout autour de lui qui engendre ses états d'âme,
ses pulsions, ses pensées, ses croyances, son corps.
Il ne s'agit pas d'avoir des croyances, des opinions, mais d'être,
d'être en harmonie avec le monde divin et d'agir sous son impulsion.
Alors ce qui émane de l'homme s'unit avec la vraie lumière qui ne s'éteint jamais,
avec l'œuvre des maîtres, avec l'enseignement de Dieu.
Le maître Jésus définissait lui-même son rôle comme étant la porte du royaume de Dieu.
En se concentrant sur lui, ses disciples pouvaient sortir de la lumière trompeuse
car les énergies étaient délivrées du royaume de la poussière.
L'Inde a su garder ce secret de la transmutation alchimique des énergies
sous la forme de la dévotion envers le gourou.
Cette dévotion est très mal vue en Occident.
Elle est même farouchement combattue.
Il ne faut pas se méprendre.
Cette dévotion n'est pas dirigée vers un homme,
mais vers le principe divin et éternellement sacré qui l'incarne et véhicule.
Le maître disait que celui qui peut éprouver la joie, la douceur,
la compréhension qui vit en l'autre, trouve l'être véritable éternel en lui-même.
L'autre, lui aussi, peut être prisonnier en lui de la lumière trompeuse
qui transforme tout en poussière.
L'autre aussi devient poussière, il perd toute valeur.
Ce qui a de la valeur, c'est le divin.
C'est l'unique qui vit en tout et qui révèle la beauté cachée.
Si l'homme engendre sans cesse des œuvres de lumière
et qu'il les associe au grand maître de la fraternité de la lumière,
alors toutes les énergies créatrices sorties de lui ne s'éteindront pas,
mais finiront par constituer en lui un corps de diamant et d'or,
c'est-à-dire un corps du Christ.
Manger le corps du maître, garder sa parole en soi,
c'est se construire un corps du Christ
qui, à la mort du corps physique, devait le remplacer.
Le maître disait, c'est un secret de la vie,
que l'homme croit ou ne croit pas ne change rien, cela est.
Le disciple devait réfléchir dans sa vie sur ce qui nourrit en lui
le corps de poussière qui retournera la poussière
et le corps de lumière qui est en harmonie avec son maître
et avec l'humanité des maîtres à travers le temps.
Il devait surtout se positionner de façon claire face à la lumière trompeuse
qui cache les ténèbres et les pièges de la poussière
et face à la lumière divine qui rétablit en lui l'harmonie de son esprit,
de son âme, de son intellect, de son cœur, de sa volonté, de son corps.
C'était là tout un enseignement, une discipline, un mode de vie.
La question qui me brûle les lèvres et le cœur est
qu'avons-nous fait ou laissé faire de cette sagesse et de ce savoir-faire ?
L'avons-nous transmis à nos enfants comme des outils de réflexion et de force ?