Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 6
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essene Studio Creative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 6
Je suis la lumière du monde
Comme il aimait le faire, le maître Jésus méditait sur une petite montagne.
L'endroit qu'il avait choisi était assez rude, avec de grosses pierres sans grande végétation.
Seuls quelques arbres étaient parsemés de ci et de là.
Au pied de la montagne, dans la vallée, on pouvait contempler une grande rivière assez large qui serpentait en s'écoulant lentement.
Le maître était assis, et autour de lui étaient disséminés beaucoup d'hommes et de femmes venus pour l'écouter.
Ils attendaient silencieusement, plongés dans une douce harmonie que le maître leur offre quelques paroles de lumière.
Dans sa méditation, le maître comprit soudain que s'il leur parlait, il alimenterait en eux le raisonnement logique et aussi la force de l'espoir,
mais d'un autre côté, s'il restait silencieux, c'est l'interrogation profonde et le questionnement sacré qu'il éveillerait en eux.
Le maître méditait sur ce qui était le plus approprié pour faire le bien de tous et du Père.
Alors il a vu en son fort intérieur que la rivière était habitée par des êtres de lumière et des ténèbres.
Elles aussi attendaient, elles voulaient semer la graine de la faiblesse et de la passivité dans l'homme.
Pour parvenir à leur fin, elles voulaient se servir de l'attente silencieuse, passive et de l'interrogation qui peut devenir négative si l'homme n'est pas actif dans sa méditation.
Celui qui, dans l'attente, n'est pas actif intérieurement peut plus facilement être envahi et fécondé par des influences inférieures.
Alors, pour briser le charme, le maître a prononcé puissamment la parole de Dieu « Je suis la lumière du monde ».
Il n'a rien dit d'autre.
Ainsi, il a fécondé dans l'homme tout le côté de l'attente passive qui est si dangereuse dans la méditation.
Se tenir en présence d'un maître n'est pas rien, car un tel homme éveille des forces d'une façon naturelle.
Ces hommes et ces femmes qui s'approchaient de lui avec simplement leur ferveur n'étaient pas éduqués dans les mystères de la science initiatique.
C'est ainsi que le maître Jésus les protégeait.
Ce jour-là, il les a nourris non seulement dans leur corps subtil, mais également dans leur corps physique, dans leur corps d'action et dans le feu qui a été éveillé en eux.
Sa simple parole « Je suis la lumière du monde » a été aussi puissante qu'une conférence qui aurait duré des heures pour expliquer comment l'être humain est nourri par les paroles et par les désirs que chacun veut vivre dans sa vie individuelle.
En fait, chaque individu aspire à trouver le divin dans la vie et à communier avec lui.
Le maître avait compris dans sa méditation que la montagne sur laquelle il se tenait représentait la tête de l'homme.
Les hommes autour de lui étaient les pensées du monde.
Le fleuve dans la vallée représentait la colonne vertébrale avec le courant sacré de la vie qui alimente tout le corps.
Dans ce fleuve attendaient les démons des anciens mondes qui voulaient, par l'intermédiaire des hommes mal préparés autour du maître, semer la confusion et le désordre.
Lorsque le maître prononça la parole de Dieu affirmant la véritable nature de l'homme, il fit un travail pour lui-même, pour ceux qui étaient présents, mais aussi pour l'humanité et la terre dans les générations futures.
La preuve en est faite puisque deux mille ans après, un homme est encore là pour parler de cet acte magique et pour le méditer de nouveau.
Pour conclure, je dirais que ce jour-là, le maître a offert la nourriture de Dieu pour tous les hommes.
La nourriture que les hommes attendaient, dont ils avaient ardemment besoin.
Je suis la lumière du monde.