Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 7 et 8
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essène, studio créative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre VII
L'esclavage des forces sombres
Le maître Jésus ne prenait jamais de détour pour parler des choses,
mais notamment de l'existence des forces sombres, des démons et de l'intelligence noire.
Sur ce sujet, son enseignement était le même que celui des Esséniens,
qui étaient de grands experts en ces matières délicates.
Pour eux, l'existence des démons était justifiée par la loi de la liberté de l'homme.
L'homme était placé entre la lumière et l'obscurité, et il avait le choix.
S'il se détournait de la lumière, alors il devenait un serviteur de l'intelligence noire
par ses pensées, ses sens, sa volonté, sa vie, ses actes.
Plus l'intelligence noire parvenait à convertir d'homme,
plus elle devenait puissante et pouvait instaurer son règne militaire
et faire triompher ses objectifs de destruction, de maladie, de profanation.
Dans son enseignement secret, le maître enseignait réellement la science,
le savoir-vivre qui permettait tout naturellement de ne jamais pactiser avec la bête, la bêtise.
Il enseignait aussi cela dans la vie quotidienne, au hasard de ses rencontres.
Un jour, alors qu'il se promenait en ville, il rencontra un ami à lui.
Ce n'était pas un proche disciple, ni même un élève.
C'était juste un homme qui avait sympathisé avec le maître.
Le maître était quelqu'un de très ouvert.
Il était facile de l'aborder et de lier conversation.
Il aimait être avec les gens et partager quelque chose avec eux, ne serait-ce qu'un peu de temps.
Cet homme, qui se considérait comme un ami du maître,
était rongé dans le secret de son cœur par une jalousie.
En fait, il voulait briller aux yeux des autres.
Bien qu'il soit issu d'une bonne famille, qu'il soit riche, beau, élégant, orateur accompli,
il sentait sur Jésus une gloire qui assombrissait son propre soleil.
Pourtant Jésus, bien qu'ayant une noblesse intérieure, était quelconque par rapport à lui.
Même s'il émanait de Jésus une autorité,
c'était un homme simple et cela se voyait au premier coup d'œil.
Cette situation, au lieu de le calmer, le déroutait davantage
et il se mettait à envier cette simplicité, cette authenticité, cette noblesse intérieure.
Alors que le maître conversait joyeusement avec lui, il sentit brusquement une oppression.
Ses sens internes le prévenaient que cet homme allait lui faire du mal ou lui en avait déjà fait.
Son intuition le mettait en garde et lui indiquait qu'il fallait se méfier de lui.
Sans attendre plus d'informations, le maître coupe court à la conversation et dit à son ami
« Que m'as-tu fait ? » L'homme étonné et mal à l'aise répond
« Mais rien. Que veux-tu que je fasse à un ami qui m'est cher ? »
Le maître ne crut pas ces paroles et en le regardant dans les yeux avec amour et douceur, il lui dit
« Si tu véhicules le mensonge alors que tu sais que la vérité est présente,
alors toi-même tu deviendras le mensonge mais surtout l'esclave du mensonge. »
Devant cette parole gravissime, l'homme eut un sursaut de conscience qui l'éveilla dans la vérité.
Il avoua sa jalousie à Jésus. Il lui expliqua qu'effectivement,
il avait colporté des informations erronées auprès de personnes influentes
qui auraient pu l'aider dans sa démarche en lui apportant des situations confortables
pour qu'il puisse être écouté et entendu dans de meilleures conditions.
Il avait dit que le maître était le porte-parole d'un fou fanatique qui vivait caché dans une grotte.
Le maître n'aurait aucune sagesse par lui-même mais ne ferait que répéter les enseignements
de ce fou qui, étant sourd, ne pouvait se manifester par lui-même.
La conclusion était qu'il fallait se méfier du maître car tout ce qu'il disait était faux et dangereux.
En écoutant cette étrange confession, Jésus comprit que l'amitié véritable n'est sincère que dans l'épreuve du feu.
Si le feu n'a pas brûlé les doigts d'un homme, alors son amitié est en attente d'être confirmée.
Cet homme a été démasqué dans sa fausse amitié.
Il avait honte et il a voulu s'excuser, non pas pour la méchanceté qu'il avait engendré,
mais il voulait en fait se justifier lui-même en se cachant derrière le prétexte de l'ignorance,
de la faiblesse et de la jalousie.
Ce n'était pas lui qui faisait cela, mais c'était la dernière manœuvre de la force sombre
qui avait pris possession de lui et qui voulait se cacher derrière le voile de la justification
pour ne pas perdre sa proie.
L'homme n'en eut pas conscience car dans le fond, il ne voulait pas perdre totalement la face devant Jésus.
La lumière ne put donc pas entrer totalement en lui pour l'illuminer et le délivrer.
Le maître le regarda et lui dit
« Tu seras l'esclave du mensonge pendant des temps et des temps, des vies et des vies. »
Ainsi, cet homme, d'incarnation en incarnation, est devenu non seulement un serviteur d'êtres hideux,
démoniaques et monstrueux,
mais en plus, il n'a pas connu l'amour, la chaleur d'une famille, la douceur de l'amitié
et a été plongé dans la solitude et la froideur de l'isolement car
« Celui qui a trahi la lumière ne peut faire autrement que de s'associer aux ténèbres
et les ténèbres font leurs œuvres, elles le soumettent en esclavage. »
Chapitre 8 L'expérience de Marie-Madeleine
Un jour, Jésus était sous une tente avec Marie-Madeleine.
Elle regardait le maître qui méditait.
Elle se disait « Je sais qu'il est la vérité et qu'il est porteur de Dieu, mais qui est-il réellement ?
Si je devais lui donner un nom, quel serait-il ? À quoi puis-je l'associer ?
Car il est le mystère à la fois dans la simplicité et aussi dans la grandeur spirituelle. »
Elle posait ces questions avec intensité, tout en contemplant le maître.
Après quelques minutes, le maître ouvre doucement les yeux
et regarde à son tour Marie-Madeleine en lui disant
« Hum, si tu te poses cette question, alors c'est la question que tu te poses avant tout à toi-même.
Alors regarde dans mes yeux et tu verras, tu auras ta réponse. »
Marie-Madeleine était étonnée et aussi un peu gênée d'avoir été surprise dans ses pensées.
Elle posa pourtant son regard dans celui de Jésus,
non pas pour regarder l'homme, mais pour avoir la réponse à sa question intérieure.
Elle y vit quelque chose qui paraissait simple et qui pourtant était rempli de sens et de profondeur.
Elle vit un vieil homme qui possédait toute la sagesse, la douceur et l'amour du monde.
Cet homme lui dit « Je suis ton père, il est ton frère et ton fils.
Mais en lui je vis, en lui est l'espoir de l'humanité.
Alors moi, ton père, je peux vivre en ton fils et en ton frère,
car tes yeux sont remplis de l'amour d'une mère, d'une femme, d'une sœur. »
Elle comprit alors que le Maître Jésus était le Père,
le Père omniprésent, omnipotent, omniscient.