Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 20 - 21
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essene Studio Creative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître.
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 20
Le feu de la sexualité
Le maître Jésus était assis avec quelques disciples près d'une rivière, à côté d'un arbre.
Ils étaient en train de converser tout naturellement sur des sujets de spiritualité et de science.
Ce n'était pas une réunion organisée et planifiée.
Ils étaient simplement là et ils parlaient ensemble librement sur des questions qui les passionnaient.
Alors qu'ils étaient en pleine discussion, un groupe de femmes venant laver du linge à la rivière apparaît.
Elles passent à côté d'eux en riant entre elles de voir des hommes à cet endroit qui leur était réservé.
Devant la présence de ces femmes, les disciples ne savaient pas quelle attitude adopter.
Est-ce qu'ils devaient se réjouir avec elles, faire les malins devant ces jeunes femmes en plaisantant avec elles, ou devaient-ils faire les indifférents et être totalement détachés, imperturbables ?
Ils n'osaient pas réellement poser la question au maître et ils l'observaient pour trouver la faille dans son comportement,
le détail qui leur permettrait de savoir quelle attitude adopter.
Le maître comprit leur questionnement intérieur et par le sourire et le regard, il invita les jeunes femmes à s'approcher.
Elle commença à leur parler.
Elles étaient joyeuses et le maître aussi.
Les autres ne comprenaient pas comment ils pouvaient être aussi rieurs et naturels avec des femmes qu'avec eux-mêmes.
Le maître leur dit en les regardant.
« le feu de Dieu vit en chaque être humain.
Pourquoi arrêtes-tu ton regard sur la forme qui éveille en toi la dualité ?
Le feu du Père est un.
La dualité conduit à la souffrance.
Regarde en ces jeunes femmes le feu du Père qui vit aussi en toi, mon frère.
C'est le même feu et il est un.
Alors regarde avec le feu de l'unité et tu sentiras en toi, lorsque tu t'approcheras de ces femmes, comme l'amour d'une mère, l'amour d'une sœur, l'amour d'un ami.
Ce que tu penses en toi en regardant la femme extérieure n'est pas faux.
Goûte d'abord l'amour de la lumière en toute simplicité, car ces choses-là ne sont pas utiles pour la vie.
Je ne dis pas qu'elles sont interdites, mais la plus grande beauté, c'est d'être en face d'un individu en étant le plus pur et le plus réellement soi-même.
Ainsi, tu verras avec les yeux du Père et de la mère, et de la beauté extérieure naîtra la beauté intérieure.
Et ce feu destructeur retournera dans les profondeurs de la terre,
car le feu de la vie et de la beauté seront en toi, comme un feu de construction.
Chapitre 21
Vouloir répandre la lumière est la condition pour la recevoir.
Le Maître Jésus venait de parler pendant assez longtemps de la lumière du Père devant des centaines de personnes.
Alors qu'il se préparait à partir, plusieurs auditeurs tentaient de s'approcher de lui pour essayer de lui poser des questions et de s'entretenir avec lui.
Le Maître leur dit qu'il ne pouvait pas consacrer plus de temps pour leur parler, et il les congédia de la main.
Cependant, un homme richement vêtu resta là et s'approcha du Maître.
Il avait une belle apparence, tous les traits de son visage et de son corps étaient harmonieux.
Il se tenait et parlait avec élégance.
Cet homme insista et s'approcha du Maître.
Celui-ci accepta donc de parler un certain temps avec lui.
Au cours de l'entretien, l'homme demanda au Maître ce qu'était pour lui la sagesse de Dieu dans un homme.
Jésus lui répondit que la sagesse n'est pas un pouvoir que l'on peut acquérir comme on achète une maison.
Elle est une lumière dans l'homme qui, en s'éveillant, éclaire tous les aspects de la vie.
L'homme insista et lui dit qu'il voulait connaître la sagesse car c'était la seule chose qui lui manquait dans la vie, et c'était celle qu'il désirait le plus au monde.
À ce moment, le Maître Jésus ressentit un mécontentement en son fort intérieur parce qu'il avait en face de lui un voleur.
Cet homme volait la gloire, la richesse, le savoir des autres, tout simplement pour sa propre satisfaction personnelle.
Ce n'était même pas pour briller aux yeux des autres, c'était réellement pour lui-même.
Ce qui est étonnant dans cette histoire, c'est que cet homme était sincère, authentique.
Il possédait un réel amour pour le mystère de Dieu et il voulait s'engager sur le chemin de l'éveil du savoir intérieur.
En regardant la scène de l'extérieur, on pourrait dire que cet homme était dans le vrai, qu'il était juste et avait absolument raison de vouloir acquérir la sagesse.
Mais le Maître n'était pas content parce qu'il disait que celui qui avait la lumière en lui, son devoir était d'éclairer l'autre,
tandis que cet homme ne voulait la lumière que pour sa propre satisfaction, son propre réconfort.
Alors il lui dit « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la recouvre d'un vase et ne la met sous un lit.
On la met au contraire sur un lampadaire pour que ceux qui pénètrent dans la maison voient la lumière.
Car rien n'est caché, qui ne deviendra manifesté.
Rien non plus n'est secret, qui ne devra être connu et venir au grand jour.
Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez.
À celui qui y a, on lui donnera, et à celui qui n'a pas, même le peu qu'il a, on lui prendra. »
Il voulait dire que l'homme avait tort de vouloir garder ses trésors pour sa satisfaction personnelle.
Les trésors sont faits pour être partagés, et c'est en donnant que l'on peut recevoir.
Jésus perçut que cet homme était doué et qu'il était capable de recevoir la lumière et de la vivre, mais c'était cette volonté de le garder pour lui seul qui fermait la porte.
Pour Jésus, c'était un devoir sacré de transmettre la lumière à tout homme qui la cherche.
Vouloir répandre la lumière est la condition pour la recevoir.
Avec le recul des siècles, je m'aperçois que pour le Maître,
vouloir s'occuper de son bien-être et de celui de sa famille est légitime.
Mais surtout, penser aux autres, à tous les autres sans discrimination, était le fondement de son enseignement.
Il ne s'agit pas de faire seulement la charité en s'occupant uniquement de l'aspect extérieur, non.
Il faut s'unir à la lumière des lumières pour illuminer le monde.
Il faut soi-même devenir lumière pour faire couler la source.
Lorsque tous les hommes deviendront lumière, alors le monde sera illuminé.
Le Maître a montré l'exemple en disant, « Ce que je fais, faites-le, et plus encore. »
Il était l'amour dans sa perfection, mais il était aussi la sagesse.
Vouloir le bonheur pour tous, c'est être sage, car dans la vérité, nous sommes tous liés, tous interdépendants, et le malheur de l'un, l'injustice, finit toujours par rejaillir sur l'autre, sur la collectivité.
Le Maître n'avait pas choisi l'amour sur un coup de tête,
mais parce qu'il était conforme à la justice, à la sainte loi et à la volonté du Père.
L'amour est en accord avec la vie.
Et vivre en dehors de l'amour, c'est se retrancher de la vie.
C'est donc attirer sur soi le malheur, la souffrance, la décomposition.
Un homme qui consacrerait tout son temps pour arranger ses affaires afin de vivre dans le bonheur, sans se préoccuper du monde qui l'entoure, finirait inexorablement par être rattrapé
par des événements extérieurs à sa volonté et par être submergé.
C'est pourquoi il faut penser aux autres et il faut vivre pour les autres.
Il faut être soi, mais il faut aussi porter le monde en soi et se sentir concerné à son niveau.
C'est un chemin qui semble plus difficile au premier abord, mais, en vérité, à long terme, il est beaucoup, mais beaucoup plus facile.
Celui qui place sa vie personnelle en harmonie et en résonance avec la vie universelle gagnera un état de conscience élargi et un savoir que le monde actuel ne connaît pas.
N'est-ce pas le secret de la grandeur et de la noblesse que de vivre en harmonie avec le tout ?
Si un problème se manifeste dans la collectivité comme une guerre, une famine, un mécontentement, du chômage, les hommes ne comprennent pas que ce problème est avant tout individuel.
En le résolvant en soi, on peut alors le résoudre à l'extérieur de soi.
C'est la sagesse même.
La bêtise, c'est de vouloir résoudre les problèmes extérieurs que l'on n'a pas harmonisés et assimilés en soi.
Par le corps physique, une séparation se manifeste, c'est vrai, mais elle n'est que physique,
car par son âme, la conscience peut se fusionner avec tous les êtres.
C'est pour cela que le Maître disait « Je suis en vous, et vous êtes en moi, et là où je vais, vous allez ».
Il parlait de cette vie collective universelle dans son âme.
Il est triste de voir une âme qui se limite au contour du corps physique.
Celui qui vit cet élargissement de la conscience se sent concerné par tout ce qui arrive dans le monde.
Il devient un serviteur de la flamme.
C'est l'intérêt de tout homme que la lumière triomphe dans le monde.
Pour cela, il faut que la conscience s'éveille, s'élargisse, que la flamme du Père soit reconnue pour ce qu'elle est.
Lorsque le Maître Jésus a dit cette parole de Dieu « Ce que tu fais à l'autre, c'est à toi et à moi que tu le fais », il enseignait cette réalité supérieure de la vie de l'âme.
C'est un état de conscience, un état d'être, une marche sur l'escalier de l'évolution que l'humanité n'a malheureusement pas atteinte.
Il faut reconnaître que les forces adverses font tous les efforts pour que l'humanité demeure en arrière et que les humains ne leur opposent pas une grande résistance.
Lorsque l'on voit l'état de souffrance dans lequel est plongée l'humanité et la terre, on n'a pas forcément envie de devenir sensible.
Il ne s'agit absolument pas de prendre sur soi tous les malheurs du monde, mais d'allumer la lumière qui illumine le monde dans la conscience et dans son âme.
Avant qu'une chose n'arrive sur le plan physique, il faut qu'elle soit vécue dans l'âme. C'est une loi.
Ainsi, pour qu'une guerre se manifeste concrètement, il faut qu'elle soit vécue dans l'âme auparavant.
Ce sont là des processus inconscients pour la majeure partie des hommes.
En éveillant ces processus, on devient capable de refuser la guerre dans l'âme et ainsi, on ne donne pas la force magique pour cautionner la barbarie dans le monde.
Il n'existe pas de plus beau sentiment que celui d'être véritablement utile à la lumière et au tout.
L'éveil est individuel, mais son but est collectif.
Allumer la lampe est un acte individuel. Illuminer le monde avec est collectif.
Ainsi, la plénitude est atteinte.
Penser à soi est bien, mais ce n'est pas suffisant pour vivre dans le tout, pour goûter la plénitude, pour connaître la réalité.
S'inscrire dans l'œuvre d'ensemble et être actif pour la victoire de la lumière du Père, voilà le chemin royal enseigné par le Christ.
Alors qu'il allait être crucifié et que Pilate lui demanda s'il était roi, le Maître répondit,
« Je suis roi, mais mon royaume n'est pas de ce monde. S'il l'avait été, les miens auraient combattu pour moi. »
Ainsi, le royaume de la lumière peut être sur la terre.
Il faut juste que ceux qui sont éveillés à la lumière saisissent l'énergie du combat et s'engagent avec force et détermination pour la victoire de la lumière en eux-mêmes et en tout.
C'est un équilibre intérieur à trouver, un secret qu'il est difficile de révéler, car il demande à être vécu.
Il arrive un moment où la vie collective nourrit la lumière en l'homme et la fait grandir.
Là où les autres hommes ont peur et refusent de regarder les monstres qui gouvernent l'humanité, celui qui a la lumière peut voir et comprendre. Cela nourrit en lui la lumière de Dieu.
C'est pour expliquer cela qu'il est dit dans le Talmud qu'à la fin des temps, les initiés se nourriront de la chair du grand Léviathan, le démon qui vit dans les eaux de la conscience humaine, endormi.
C'est un secret de l'initiation. Que celui qui a des oreilles entende et que celui qui a des yeux voit.