Jésus - La vie quotidienne d'un maître - partie 22 - 23 - 24
À propos de cet épisode
Un enseignement Essénien riche et inédit sur le maitre Jésus.Retrouvez chaque semaine la suite de narration de cet ouvrage.
Ce contenu est offert gratuitement par l'École Essénienne qui dispense par ailleurs des cours de l'enseignement des maîtres de la Tradition primordiale authentique à travers les âges et les cultures.
Une production Essene Studio Creative.
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Nous vous souhaitons une bonne écoute
Essene Studio Creative présente
Jésus, la vie quotidienne d'un maître
Un voyageur des espaces-temps retrouve les fragments du mystérieux cinquième évangile.
Un livre d'Olivier Manitara, lu par Stéphane Despouy
Nous vous souhaitons une bonne écoute.
Chapitre 22
Partage ton repas, ta vie avec moi
Un jour, le maître Jésus était en ville, invité à manger chez un homme pieux.
Bien qu'ayant une famille, il était encore jeune.
Le maître entre dans la maison et l'homme est tout excité en voyant sa présence dans sa demeure.
Il est à la fois honoré, fier et empli de joie.
Il propose au maître de s'asseoir à table et il se met entièrement à son service.
Il place devant lui une assiette, un verre, des fruits, du pain, beaucoup de choses, et sans cesse il tourne autour du maître, veillant à ce qu'il ne manque de rien, cherchant à prévenir ses moindres besoins.
Il en perd même la tête tellement il est excité et content.
Il oublie de s'asseoir pour manger, de faire la prière et de rompre le pas avec le maître.
Et en fait, il le laisse seul à table.
Alors que le maître commence à manger, quelqu'un frappe à la porte.
L'hôte va ouvrir et un homme apparaît sur le pas de la porte.
Il lui rappelle qu'ils avaient rendez-vous tous les deux et qu'ils devaient se voir pour régler une affaire.
L'hôte lui montre un visage mécontent, lui faisant comprendre qu'il n'est pas le bienvenu,
car ce n'est pas le moment de venir le déranger pendant que le maître est en train de manger.
Il lui explique que le maître est un personnage important et qu'il le verra plus tard.
Il chasse l'intrus et revient près du maître, de nouveau tout excité et joyeux et totalement au service.
Le maître se lève pour partir alors qu'il n'a pas fini son repas.
L'homme est véritablement désolé, il ne comprend pas ce qu'il se passe.
Pourquoi le maître fait cela ?
Jésus le regarde et lui dit « Parce que tu as mis une icône sur moi, alors pour toi elle devient le pain de vie.
Sur cet homme qui est venu te voir, tu as mis une autre icône et elle t'en coûte du pain de vie.
Alors vois l'icône du Père et place-la sur tous les visages.
Ainsi tu seras vrai, authentique et tu seras dans la même vibration que ton interlocuteur. »
Ceci voulait dire que devant le maître Jésus il était trop bas et devant l'autre homme il était trop haut.
Ainsi il n'était pas lui-même et ne savait pas qui il était.
C'est pourquoi le maître lui demande de mettre l'icône de Dieu sur tous les visages, pour qu'il puisse contempler son propre visage et découvrir sa véritable place.
Il pourra ainsi se mettre au même plan que l'autre sans cesser d'être lui-même.
Ainsi, lorsque le maître Jésus mangeait, il aurait dû partager ce moment avec lui, en toute simplicité sans se mettre dans un état d'excitation et de servilité.
Lorsque l'autre homme est venu, il aurait dû l'accueillir calmement, sans le mettre dehors.
La connaissance de soi était le fondement de l'enseignement du maître Jésus.
Se connaître, donc s'analyser puis s'efforcer d'être soi, un avec le Père.
Pour le maître, on ne pouvait pas se connaître sans connaître le Père.
Le Père est la source du soi.
Être un avec le Père, c'est être un avec la source.
C'est cette source qui indique à l'homme comment il doit vivre
et se comporter avec les autres pour que l'harmonie règne et que la rencontre soit possible.
Il n'y a qu'une source en haut qui peut se rencontrer en bas à travers une multitude de facettes.
L'hôte qui accueille le maître avec tant de gentillesse n'est pas en équilibre avec le Père, il n'est pas centré en lui-même.
La bonne attitude du maître est de se lever et d'ainsi d'offenser gravement son hôte.
Ce n'est pas facile, mais le maître accomplit cet acte pour être en accord avec le Père.
Ainsi, il produit un choc qui permet l'éveil et qui, éventuellement, va rétablir l'équilibre dans l'homme.
Le maître agissait toujours dans l'amour et la douceur et cela se sentait.
Il n'y avait jamais rien de personnel dans son attitude.
Il agissait à partir de l'impersonnel et du sacré.
Ainsi, il produisait l'éveil sans blesser l'autre.
C'était réellement un grand thérapeute.
Toute sa vie était guérison pour l'autre.
Il prenait soin du Père en tout et partout il rétablissait l'ordre.
C'était tellement plus facile de rester à table et de ne rien dire,
mais le maître ne choisissait jamais le chemin de la facilité.
Il était tourné vers le Père et suivait en tout sa volonté.
C'était sa discipline, sa façon d'être.
La connaissance de soi vient de l'union avec le Père
et elle se manifeste à travers l'attitude juste et la bonne mesure.
Il n'est pas bon de s'effacer complètement par un excès d'humilité
car on devient stupide.
Il n'est pas bon non plus de se sentir supérieur à un autre
sous prétexte que l'on est l'ami du roi des rois et qu'il est invité à manger chez nous.
La beauté réside dans la mesure et cette mesure consiste à être soi en toutes les circonstances et de regarder la présence du Père en tout ce qui vient vers nous afin de l'accueillir comme il se doit.
Il faut être simple, naturel, accessible et disponible.
Lorsqu'un homme est véritablement lui-même, sans affectation,
sans faux semblant, le maître de l'ombre le quitte et, avec lui, la peur disparaît.
Beaucoup de problèmes et de difficultés dans la vie des hommes
sont des enfants de la peur.
Peur que l'on découvre justement la vérité.
Il n'y a rien d'authentique dans cette maison car le propriétaire est absent.
Vivre à la superficie, c'est vivre dans les apparences.
Le maître a donné dans cette maison un enseignement sublime.
Il a invité cet homme à vivre dans la beauté
– place l'icône du Père sur chaque visage que tu rencontres –
et à être lui-même véridique, simple et naturel.
Si un homme agit d'une façon juste dans la beauté,
le divin, le lumineux, il deviendra lui-même divin
et c'est le divin qui viendra partager son repas avec lui.
Dieu vient pour partager, pour rencontrer, pour aimer, pour s'échanger et non pas pour être servi et pour tout prendre.
C'est révolutionnaire.
Chapitre 23
Les jambes de Melchizedek.
Un jour que le maître Jésus parlait avec ses disciples dans une grande pièce, l'un d'entre eux lui demanda d'expliquer le mystère de Melchizedek, le roi de la justice et de la paix, et de lui expliquer qu'il n'est pas le roi de la justice et de la paix.
Il demanda d'expliquer le mystère de Melchizedek, le roi de la justice et de la paix, le père de tous les enfants de la lumière,
celui qui n'est jamais né d'une femme et qui vit dans l'éternité.
Le maître Jésus aimait Melchizedek.
Il regarda son disciple et lui dit,
« Melchizedek est celui qui a mis un visage sur la lumière,
un visage sur le Père. »
Melchizedek a mis une main sur la main du Père,
mais il n'a jamais mis de pied sur les pieds du Père.
Depuis l'aube des temps, les enfants de la lumière ont cherché,
à travers Melchizedek, l'histoire de la sagesse du monde,
l'histoire du soleil et de la vie.
Les initiés ont cru que Melchizedek était l'intégralité du Père.
En fait, il n'a reçu du Père que la partie supérieure de l'homme,
du haut du ventre jusqu'à la tête.
Lorsque l'homme s'est incarné sur la terre, Melchizedek a apporté la partie divine.
L'autre partie a été apportée par un ange déchu, car elle lui appartenait.
La sagesse des enfants de la lumière dit que Melchizedek
est le portrait complet du Père, des astres, de l'univers et surtout de l'homme idéal parfait.
Mais en fait, il n'est qu'une partie, celle que le Père a accepté de donner à l'homme.
Dieu n'a jamais donné l'intégralité de sa force, de sa conscience, de sa création ni de son savoir à un homme.
Mais celui qui triomphe de la dualité permettra à Melchizedek
d'avoir des jambes et des pieds.
Alors celui-là acquérera cette grande foi
que possédaient les alchimistes d'Égypte, celle de l'or et de l'immortalité."
Les disciples ne comprenaient pas réellement ce que disait le Maître,
mais Jésus ne souhaitait pas donner plus d'explications.
Un mystère demeure un mystère et l'expliquer, c'est le tuer.
Car tu comprends avec ta curiosité ou tu laisses les parties divines en toi s'alimenter de cette réponse et faire naître en toi le soleil qui éclaire même dans les profondeurs.
Chapitre 24
Un groupe de chats.
Un jour que le Maître Jésus traversait un petit village en compagnie de deux de ses disciples et d'un groupe d'hommes et de femmes,
un groupe d'une vingtaine de chats vint à passer devant eux.
Le Maître arrêta sa marche pour les regarder quelques instants.
Puis il se tourna vers ses disciples et vers le groupe qui les accompagnait pour leur demander s'ils savaient ce que signifiaient les ténèbres et la lumière.
Ils étaient surpris car personne ne s'attendait à une telle question
posée si brusquement en plein milieu d'un village sans aucune raison apparente.
Après un petit temps de réflexion, les disciples essayèrent d'expliquer qu'être dans les ténèbres, c'est être tourmenté, être dans la misère et la terreur.
Leur Maître leur demanda comment ils pouvaient expliquer quelque chose qu'ils ne voyaient pas et ne connaissaient pas.
Alors le Maître s'approcha des chats, suivi de ses deux disciples et d'un homme du groupe.
Le Maître s'assit à côté des chats et commença à leur parler, leur disant que rien dans lui ne pouvait être nourriture pour eux.
Il leur demanda de faire goûter l'expérience de l'énergie empoisonnée à ses trois disciples.
Les chats entourèrent les trois qui étaient assis à même le sol.
Les disciples commencèrent à avoir des sueurs, ressentirent des frissons les parcourir, puis la peur et même une terreur incompréhensible, irraisonnée.
Un de ses disciples demanda alors au Maître d'arrêter l'expérience car il ressentait un froid glacial et il savait au fond de lui que ce froid indiquait la séparation d'avec l'énergie du Père.
Le Maître arrêta tout et les disciples s'éloignèrent des chats.
Le Maître Jésus leur dit « L'homme est traversé par des énergies qui sont comme des ondes, mais aussi comme des épines.
Si vous vous approchez des porteurs de fluides glacials, de fluides négatifs, alors votre vie s'en imprègne, même si vous vous tenez près de la lumière ou d'un maître.
L'essentiel dans la vie est d'être lié au Père dans son intimité afin que son feu soit présent et chasse toute énergie sombre et froide. »
Alors les trois disciples ont réellement compris ce que disait le Maître au sujet des ténèbres.
Les ténèbres n'appartiennent pas à l'homme, mais elles sont véhiculées par des substances alimentées par l'homme.
Elles ne sont pas l'homme, mais elles se nourrissent de la vie que l'homme leur donne.
Ces chats étaient porteurs de la frayeur et de l'obscurité.
C'est pourquoi ils étaient regroupés ensemble et, à leur passage,
ils chargeaient tous les êtres qui avaient une substance de vie pour eux.
Toute vie qui n'était pas liée au Père et à son feu devenait la vie de ce groupe de chats.
Voilà ce que le Maître enseigna à ses disciples sur les ténèbres et la lumière
et sur les fluides magnétiques et magiques qui dirigent la vie des hommes.
L'homme est celui qui engendre de tels courants par la qualité de sa vie.
Ainsi, un homme qui n'a pas allumé en lui le feu du Père est dangereux,
car il peut facilement fortifier les courants magnétiques nocifs et sombres qui véhiculent la mort et la terreur.
Aujourd'hui, les hommes, par leur technologie mécanique et dénuée de chaleur, ont multiplié les courants magnétiques ténébreux.
On peut penser à une ligne de métro, à la circulation des voitures, aux machines dans les usines, aux réseaux d'ordinateurs internationaux qui gèrent la finance mondiale.
Il s'agit de groupes de chats qui véhiculent une énergie magique qui, bien souvent, vole la vie que le Père a mise en l'homme.
Celui-ci devient à son tour une machine, un automate.
Sa vie et son feu tombent en dessous de celui de l'animal.
À travers l'enseignement vivant que le Maître a transmis dans ce village, il a donné un aperçu extraordinaire sur la science et la connaissance des enfants de la lumière.
C'est à chacun de méditer et de découvrir les formidables implications de cette sagesse.